La Société Psychanalytique de Tours

La Société Psychanalytique de Tours est une association loi 1901. Elle s’inscrit dans le prolongement de l’œuvre de Freud et souhaite promouvoir l’exercice de la psychanalyse en tant que discipline indépendante de la médecine et des diverses formes de psychothérapies. Elle se dotera, à court et moyen termes, des outils de formation et de réflexion jugés indispensables à la connaissance de la psyché. Cette association a pour but de préserver l’indépendance et l’autonomie de l’exercice de la psychanalyse face aux asservissements de tous ordres qui menacent actuellement sa spécificité.

Concourir à la formation et à la réflexion de ceux qui pratiquent déjà la psychanalyse indépendamment de leur appartenance à une école ou à une institution psychanalytique déjà existante. Elle s’adresse aussi à ceux qui désireraient acquérir les connaissances et la culture indispensables à l’exercice de cet art. Ses actions peuvent concerner un public plus large qui, s’intéressant aux manifestations de l’inconscient, pousserait la curiosité jusqu’à suivre les sessions de formation proposées par la Société. La visée de La Société Psychanalytique de Tours est donc éminemment culturelle par la promotion et les exigences qu’elle définit pour la pratique de la psychanalyse. Elle tendra donc à rendre accessible la cure psychanalytique au plus grand nombre en inscrivant ses actions en résistance à l’oppression sociale et politique souvent relayée par les institutions soignantes existantes.




Hommage à Anne Dufourmantelle.

« Le seul deuil possible est le deuil impossible », aura dit Jacques Derrida. Cette phrase, ces mots viennent s’imposer et se lire à la lettre lorsque nous pensons à Anne Dufourmantelle qui a quitté la scène de la vie, de sa vie, de manière tragique et prématurée.

 

Ne revenons pas sur les circonstances de sa disparition. Elles lui appartiennent, à elle seule comme à sa famille et ses proches. Tentons simplement de trouver les mots pour lui rendre hommage, elle qui par trois fois est venue participer à nos Journées de Tours, participation, chacun s’en souvient, toujours discrète et presque en retrait, mais toujours lumineuse, d’une présence pleine et sensible soutenue par une intelligence de la pensée que l’on ne pourra oublier de sitôt.

 

Elle faisait partie de nos amis car elle avait compris les enjeux modernes d’une compréhension de la psychanalyse aux lumières de la pensée philosophique ouverte sur le monde et non repliée sur elle-même.

 

Nous perdons donc beaucoup, non seulement une amie, non seulement une praticienne douée d’un extraordinaire sens clinique, non seulement une écrivaine, une chercheuse et une créatrice de tous les instants, mais surtout, nous perdons, même si la formule est un peu désuète - mais elle lui va au mieux -, nous perdons « quelqu’un de bien ».

 

Francis Capron.